TF1 et BNP Ont Financé un Monstre avec « Valérian »

De retour à Lausanne…

En fin août, l’été semblait toucher à sa fin… le temps a chuté dès le 1er septembre…

Mais, aujourd’hui, le soleil a fait un retour… un “bisou” de l’été avant le départ vers l’automne.

“Les Français ont toujours quelque chose à prouver…”

Un ami, ici en Suisse, roule des yeux envers ses voisins de l’Ouest.

Dans le cinéma, la finance, ou la technologie, la France veut accroître sa stature… croyant pouvoir concurrencer Hollywood pour le film… ou San Francisco pour la technologie.

Encore et encore, la France se range derrière des projets d’envergure pour essayer de prouver ses compétences…

Des subventions et des quotas veulent donner un coup de main aux artistes, auteurs, et musiciens…

…et le gouvernement prévoit de financer des start-ups pour essayer de conjurer une Silicon Valley aux portes de Paris…

Hélas, les résultats déçoivent presque toujours.

“Valérian,” du Français Luc Besson, s’inscrit dans la liste des monuments à la naïveté…

Avec un budget de 170 millions d’euros, aucun film dans l’histoire de la France n’a coûté autant.

BNP Paribas et TF1 se présentent comme partenaires dans le financement du film… et ses créateurs auraient reçu 50 millions d’euros de subventions pour le tourner.

Vanity Fair prônait le film comme remise en cause de la domination d’Hollywood… et le début d’une “contre-révolution” au sein de l’industrie, grâce à la France.

Malgré le soutien des sages à la BNP et de chez TF1, et l’appui de nos dirigeants croyant y voir le début d’une ère pour la France — et l’Europe –, le résultat a déçu presque tout le monde…

Valérian a connu la mort à son arrivée en salle, avec des revenus de 14 millions d’euros à son introduction en salles aux États-Unis… signalant peu d’intérêt de la part des spectateurs…

Selon le site de revues Looper.com, le film a commis une panoplie de faux-pas… avec des lacunes de promotion… une histoire se déroulant dans l’univers de BD “Valérian et Lauréline,”  sans renom aux États-Unis… une priorité pour les graphismes aux dépens de l’histoire… et des acteurs manquant de renommée parmi les spectateurs…

Bref, malgré la multitude d’énarques et de polytechniciens dans les coulisses de Valérian, le projet n’a pas réussi à décoller…

Bolloré Dans la Même Veine…

Beaucoup voient de loin le succès d’Hollywood pour le film… ou de Tokyo pour les automobiles…

“Pourquoi ne pas faire pareil,” se demandent-ils…?

Cependant, sous la surface, le succès dans le cinéma, ou l’informatique — comme dans l’immobilier, ou le commerce — se complique un peu.

Ainsi, la région de San Francisco, en Californie, donne de temps à autre naissance à des boîtes valant des milliards d’euros…

… mais pour cela, des centaines ou des milliers d’entrepreneurs essayent, sans résultats, de faire démarrer une idée ou autre…

Dans le film, des centaines de créateurs tournent des films ou des séries sans succès… pour une poignée de succès faisant le tour du monde…

Ainsi, lorsque des bien-pensants en France se mettent à tremper les pieds dans un secteur, ils sous-évaluent en général le danger — et sous-estiment l’effort et l’expérience de leurs compétiteurs…

Un film à budget de 170 millions d’euros doit “réussir” sur nombre de fronts en même temps… du visuel, aux personnages, à la promotion du film…

L’expérience permet souvent d’éviter des erreurs de taille…

Mais au lieu de chercher l’expérience, les créateurs de Valérian ont cherché le “franco-français.”

Sans surprise, le projet a échoué.

Le milliardaire Vincent Bolloré, d’une fortune de plus de 5 milliards d’euros, a aussi mis le pied dans la vase en 2015 avec le rachat de DailyMotion…

DailyMotion devait devenir le “Youtube de la France.”

Pourquoi laisser le contrôle de la vidéo en ligne aux Américains…?

Cependant, une ride: Youtube ne gagne pas d’argent…

Alphabet (l’entreprise-mère de Google et de Youtube) garde la plateforme à flot grâce à ses avancées dans le domaine de la publicité en ligne, plus ses profits provenant de Google… mais, même aux États-Unis, le navire de la vidéo en ligne prend l’eau…

Alphabet n’en tire pas de profits.

Netflix, malgré plus de 100 millions d’abonnés dans le monde, génère des pertes… l’entreprise doit maintenant rembourser plus de 17 milliards d’euros d’emprunts.

Personne ne semble réussir à “faire marcher” la vidéo en ligne.

Par contre, avec l’engouement pour les actions internet en ce moment, les marchés ont gardé Netflix à flot… et ont permis à Alphabet de poursuivre ses investissements sur Youtube.

Bolloré ne bénéficie pas du marché de Wall Street pour le soutenir… ni de la Silicon Valley pour l’aider à développer DailyMotion…

Son site aurait vu son trafic s’effondrer d’environ 70% depuis 2 ans… et les revenus s’écrouler avec.

Que faire…?

Bitcoin continue d’occuper l’équipe ici à Lausanne…

Nous venons de parler avec l’un des experts, en France, sur le bitcoin… l’économiste Philippe Herlin…

Nous avons enregistré mon entretien avec lui en vidéo… et nous le révélons aujourd’hui à nos lecteurs.

Vous y verrez les commentaires de Philippe Herlin sur le potentiel des crypto-monnaies en ce moment… y inclus comment obtenir plus d’informations et de conseils sur le sujet.

En particulier, vous allez voir pourquoi le Dr. Herlin se focalise beaucoup sur l’Inde et le Japon aujourd’hui.

Consultez mon entretien avec le Dr. Herlin ici…


Sincèrement,

 

Henri Bonner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *