Silence dans les Rangs

Charlottesville, États-Unis…

L’Université de Virginie… des bâtiments en brique — l’oeuvre de Thomas Jefferson, auteur de la Déclaration d’Indépendance… (ma connaissance du lieu vient de mes années sur place en tant qu’étudiant)…

Aujourd’hui: sang… boyaux… combat… mort à l’ennemi…!

Dans les rues de Charlottesville, la Guerre de Sécession revient à la vie…

Pour quelle raison…?

Afin de “promouvoir l’inclusivité,” des activistes s’en prennent de plus en plus aux statues commémorant le côté du Sud dans la guerre civile de 1861 — les esclavagistes, les “traîtres…”

Charlottesville, comme nombre de villes du Sud des États-Unis, a des monuments à la Confédération… dont une statue de Robert E. Lee, général-en-chef des Confédérés, dans un parc du même nom (photo ci-dessous)…


Depuis environ 100 ans, ces monuments commémorent le Sud — “Dixieland,” les perdants de la guerre…

Aujourd’hui, ces monuments s’attirent des ennemis…

Défendre l’existence de ces monuments indiquerait une forme de “sympathie” envers les détenteurs d’esclaves — les perdants du conflit entre les États…

Bref, ces temps-ci, revenir sur les faits de l’esclavage et de la Guerre de Sécession revient à la mode…

Parmi les “bien-pensants,” l’idée d’écraser le Sud — en majorité des partisans de Donald Trump — refait surface…

… en commençant par arracher les monuments aux combattants sudistes… aux généraux comme Robert Lee et P.T. Beauregard… ou au Président de la Confédération, Jefferson Davis.

Dans la ville de Baltimore, un peu au nord de Charlottesville, une statue du sudiste Robert Taney s’oppose à une statue de Lafayette….

Devant la statue de Taney, les autorités ont installé un panneau expliquant que “cette statue [de Taney] représente le racisme.”

Pendant ce temps, dès la primaire, les enfants doivent s’imprégner des crimes contre l’Humanité des détenteurs d’esclaves…

Crimes et Punitions…

Essayer de défendre les esclavagistes, aux États-Unis, attire des ennuis…

Mieux vaut ne pas s’y tremper.

“Quel serait l’équivalent en France,” ai-je demandé à ma collègue…?

“Quels sont les sujets dont personne n’a le droit de parler…?”

Ma collègue répondit: “À mon avis… l’immigration — personne n’a le droit de dire qu’il s’y oppose. Pourtant, bien des gens n’aiment pas l’idée de mélanger les cultures.”

À mon avis, plus le temps passera, et plus ces conflits prendront en importance…

Qu’en est-il du Régime de Vichy…? Certains diront que “la France a commis un crime, et tous les Français doivent y reconnaître leur responsabilité.” D’autres diront que, malgré tout, Pétain et le siens ont sauvé des vies.

Qu’en est-il de la Guerre d’Algérie…? N’y-a-t-il pas un monument de commémoration en plein Paris…? Devrions-nous plutôt condamner les soldats de la France…? Ne défendaient-ils pas un système d’oppression les Algériens?

Qu’en est-il de Jules Ferry, promoteur de “l’école pour tous” à la fin du 19ème siècle?

Devrions-nous munir ses statues de pancartes signalant sa croyance au “devoir de civiliser les races inférieures…?”

Ses défenseurs devront-ils justifier son assertion: “Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles” … ?

Chercher l’intrus…

En fin de compte, dans la politique ou dans la guerre, le parti du victorieux fait l’histoire…

Vae victis… malheur au vaincu…

Par contre, les idées ont tendance à s’accrocher à la vie… et à trouver des hôtes pour les faire perdurer…

En faisant la police du langage, des monuments, et des symboles, les “bien-pensants” — tout comme les Communistes de l’URSS ou les Empereurs Romains — pensent pouvoir forcer leur interprétation des événements…

En réalité, l’histoire a toujours ses rides… et, avec le passage du temps, n’importe qui peut obtenir l’interprétation qu’il veut…

Malgré la futilité d’essayer de contrôler les idées de millions d’individus, bien des gens s’y essayent…

…pourquoi…?

Nous allons revenir sur cette question dans un message à venir…

Sincèrement,

Henri Bonner

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