Retour des Frissons…

La chaleur a enfin rendu l’âme…

Ici dans la campagne en France, les légumes viennent du jardin… et la viande — de sanglier ou de veau — vient du voisin. Six poules à la poulaillère donnent des oeufs. Une chatte et deux chatons se réfugient dans des bâtiments de ferme.

Après une chaleur de taille en fin août, l’été viendrait de se terminer… avec le début de l’automne en vue… et des nuages repeignant déjà le ciel en gris. Au moins, les arbres et les parterres pourront respirer… la pluie arrivera sans doute d’ici peu… et le tracteur, avec son tonneau d’arrosage, pourra rester à l’abri.

Des feux de cheminée devront remplacer la chaleur du soleil pour les mois à venir…

En temps d’été, les frissons de l’hiver quittent les esprits… comme des souvenirs et des rêves…

En temps de facilité, de confort, et de faste, le danger semble s’oublier… comme un spectre… disparaissant à la levée du soleil.

Notre monde de croissance, d’innovation, et de progrès durera encore longtemps, disent les experts…

Janet Yellen, dirigeante de la Fed, affirmait en juin: “Nous ne devrions pas voir de crise de mon vivant.”

Comme un fermier au moment de la moisson, le grain semble n’en plus finir d’arriver… les greniers se remplissent… et la faim s’efface des esprits.

En temps d’abondance, la crainte du manque disparaît… les esprits se tournent à l’expansion, à la croissance… Les hommes prennent plus de risques et les femmes accouchent de plus d’enfants…

Après tout, si l’humanité ne profitait pas des situations d’abondance pour s’étendre, nous serions toujours à l’état de chasseurs-cueilleurs sur une savane d’Afrique…

Par contre, oublier le risque peut entraîner des désastres… d’où la nécessité de se protéger — en mettant de côté du grain pour l’avenir, ou en faisant des réserves d’or pour pouvoir se nourrir en cas de pénurie.

Nos dirigeants affirment avoir les choses en main… avec des règles sur les banques et les assureurs pour éviter la possibilité d’une crise… ou d’un effondrement…

Néanmoins, notre système fonctionne en utilisant les dettes de l’État comme support…

Avec les rachats de la dette par la BCE, la valeur de ces obligations a grimpé d’année en année… mais la BCE doit émettre une forme d’obligations — les euros — pour procéder à ses rachats…

À terme, ces rachats peuvent continuer tant que l’euro conserve sa valeur…

Pour l’instant, en raison du manque d’inflation, la stratégie de la BCE semble fonctionner… mais la dépendance sur la valeur de l’euro devrait inspirer à prendre des précautions.

Si les actions continuent de baisser (déjà -7% depuis début mai pour le CAC 40)… si l’euro part vers le bas… et si le système commence à vaciller… alors notre période “d’abondance” pourrait bien se terminer — sans crier garde.

Ici, au moins, les poules devraient continuer de pondre… en se nourrissant de nos salades en trop et de nos restes…

Augmenter les impôts sur les assurances-vie… pour réduire à 30% les taxes sur l’investissement…

Acheter une assurance-vie vous permet de mettre une partie de votre argent à l’abri pour votre retraite…

En plus, avec une taxe de juste 23% sur les retraits, vous pourriez éviter des impôts sur les plus-values en investissant par le biais d’une assurance-vie, plutôt que par des actions en bourse.

Bercy propose en ce moment d’augmenter les impôts sur les comptes d’assurance-vie de plus de 150.000 euros… passant la taxe sur les retraits à 30%…

Du coup, dans l’industrie de l’assurance, les lobbyistes se remuent… demandant à l’État de conserver la taxation d’aujourd’hui… mais en proposant d’augmenter la durée avant la possibilité de faire des retraits, de 10 à 12 ans.

Pour justifier l’augmentation de la taxe, Bercy invoque le “manque d’investissement dans l’économie” en France…

Selon eux, l’argent dans les comptes d’assurance-vie n’aide pas l’économie à grandir…

Pour stimuler l’économie, Bercy veut donc encourager l’investissement dans les actions d’entreprises — et le financement de créations d’entreprises — en augmentant les impôts sur les assurances-vie.

En même temps, la proposition de mettre en place une taxe de 30% sur tous les revenus sur le patrimoine — remplaçant ainsi la gamme de taxes sur dividendes, plus-values, assurances-vie, et autres — représenterait une baisse d’impôts pour nombre de gens… surtout les “riches” en France.

Selon Boursier.Com, les ménages dans la tranche de 71.000 à 150.000 euros de revenus paient environ 54,4% de leurs gains en impôts aujourd’hui. Une taxe de 30% réduirait donc leur imposition de 24,4%.

Réduire les taxes sur les “riches” en France devrait en froisser quelques uns… expliquant peut-être le déclin en popularité de Macron, surtout parmi les gens de gauche.

Bien sûr, la plupart des multi-millionnaires et milliardaires ont compris depuis longtemps l’intérêt de quitter la France, pour se réfuger en Suisse ou à Londres…

Tout de même, réduire la taxe sur l’investissement suffira peut-être pour faire descendre les gens à la rue à sa mise en place en 2018… surtout puisque la réduction d’impôts — d’environ 1,5 milliards selon Edouard Philippe –, devra se compenser par des hausses de taxes ailleurs, comme dans l’assurance-vie par exemple.

Comme le programme de Donald Trump pour “réformer” la fiscalité des entreprises aux États-Unis, Macron verra peut-être son navire se heurter aux récifs d’ici peu.

Que faire…?

En France, le gouvernement punit l’investissement… depuis des siècles de discours sur l’immoralité du bénéfice et de la “rente,” les bien-pensants continue de vouloir punir les revenus sur les capitaux… croyant ainsi bénéficier aux “petits.”

Nous parlions ces jours-ci d’une révolution pouvant remettre à plat nombre d’aspects de notre système — des banques, aux assurances, aux fonds d’investissements.

Bitcoin et les crypto-monnaies pourraient représenter un bond en avant…

Tout comme internet a éliminé la librairie… et l’automobile a éliminé le chariot à cheval… bitcoin et autres pourraient éliminer nombre de fonctions dans le secteur de la finance.

Hier, le Dr. Herlin a répondu à vos questions sur bitcoin et autres…

Vous allez recevoir cet échange dans votre boîte mail d’ici peu… restez à l’écoute…

Sincèrement,

Henri Bonner

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