Notre pays suit le Japon

Nous sommes de passage à Paris… travaillant au coeur de la ville… nous faisions au cours des derniers jours de nouvelles connaissances… Nous en retrouvions également d’anciennes.

Par bonne chance, nous avons profité d’une série de journées ensoleillés… et nous avons pu profiter pleinement de la campagne… des rivières… des champs… des soirées à l’air libre… et des étoiles.

Ici à Paris, nous sommes à nouveau plongés dans les bruits de la ville et de la rue… nous retrouvons une énergie et une attitude que nous avions presque oublié… Nous avons emprunté un métro plein à craquer de gens… d’hommes en costumes… de femmes bien habillées.

Nous retrouverons bientôt Lausanne… où nous sommes basés normalement.

En attendant, nous allons essayer de trouver de l’inspiration dans la vie mouvementée de Paris… malgré tout un lieu foisonnant d’activité et d’énergie… surtout dans le centre.

D’un point de vue esthétique, cette ville a assez peu à envier à la plupart des capitales…

Pourtant, ici, nous croisons sans cesse des regards hagards… presque tristes ou mécontents…  des expressions de déception… ou peut-être de dédain.

De dédain envers quoi?

Qui sait.

0,78% de baisse à la Bourse de Paris…

Notre marché-actions français a ouvert fortement à la baisse aujourd’hui (30 mai)… Pour rappel, nous voyons plus des baisses que de montées dans les actions depuis début mai.

Entre le 5 mai et aujourd’hui, nous avons perdu 5,5% dans la Bourse de Paris…

Au total, si vous aviez acheté les actions de la Bourse de Paris en décembre 2015, vous seriez toujours dans le rouge…

En 18 mois, notre marché-actions n’a pas progressé…

Du coup, nos dirigeants s’inquiètent… à la BCE, Mario Draghi annonce qu’ils vont continuer leur politique monétaire “expansionniste.”

Pour rappel, la banque centrale rachète les obligations des gouvernements, et de certaines entreprises cotées, en zone euro.

Pourquoi?

Parce qu’ils croient que les entreprises et les gouvernements vont pouvoir émettre plus de dettes… et donc d’investir plus fortement dans l’économie… et de payer des salaires plus élevés.

En pratique, les salaires n’ont pas grimpé depuis que la BCE a commencé son programme de relance…

…et les entreprises n’ont pas soudainement commencé à investir plus qu’auparavant.

Par contre, la politique monétaire de la BCE a tellement réduit les taux d’intérêts que les comptes d’épargnes et les assurances-vie ne paient presque plus rien — aux alentours de 1% ou moins.

Pourquoi?

Parce que les banques ne gagnent plus autant de revenus sur les emprunts…

Ici en France, nos banques dépendent de plus en plus des “activités de marché,” qui sont les services aux entreprises et aux investisseurs.

Du côté des particuliers, beaucoup de gens se rangent dans l’immobilier, en espérant se protéger lorsque les taux d’intérêts recommenceront à grimper.

Que vont maintenant faire nos dirigeants?

Selon l’annonce de la BCE ce lundi, nous aurons un redoublement des efforts…

Nous expliquions la semaine dernière notre propre attente pour l’avenir.

Nos dirigeants vont suivre l’exemple du Japon…

Pour l’instant, notre banque centrale se contente de racheter les obligations…

À terme, par contre, nous aurons sans doute un programme plus musclé…

Nos dirigeant se mettront à racheter les actions elles-mêmes… toujours dans le même objectif de “soutenir l’économie…”

De l’autre côté de l’Atlantique, aux États-Unis, la Réserve fédérale commence à remonter leurs taux…

Pour eux, l’économie reprend déjà suffisamment pour le justifier…

Ici en France, nous restons quelque part entre l’exemple américain et l’exemple japonais…

À terme, par contre, nous allons finir par suivre le Japon…

Pourquoi?

Eh bien, tôt ou tard, les marché-actions chutent…

Or, nous n’avons pas connu de vrai chute depuis 2008… et nous sommes sûrement proches d’un autre.

Lors de la prochaine crise, nos dirigeants interviendront… en force.

Nous aurons un vaste programme de rachats d’actions, d’obligations, et de tous les actifs qu’ils pourront acheter ou nationaliser.

Que faire…?

Comme nous l’expliquions la semaine dernière, vous pouvez vous tourner vers des actifs “non-financiers…”

Vous pouvez vous tourner vers des actifs qui ne font pas partie du système bancaire…

Par exemple, vous pouvez acheter de l’immobilier ou d’autres biens tangibles.

Par contre, les valeurs immobilières pourraient dégringoler en période de crise…

En d’autres termes, vous aurez plus intérêt à avoir des “munitions” qui vous permettront de racheter des actifs comme l’immobilier, ou autres, lorsqu’ils se vendront à prix réduit.

Nous disons généralement que l’or devrait faire partie de votre stratégie… parce que nous croyons que l’or gardera sa valeur, même en période de crise sévère.

Nous évoquions également le Bitcoin la semaine dernière… notant que son cours avait explosé ces derniers mois…

Son prix a presque doublé rien qu’au mois de mai…

Par contre, ces derniers jours, la monnaie digitale a vacillé…

De jeudi à samedi dernier, son cours a baissé de 30%…

Depuis, Bitcoin a recommencé sa montée, repassant au-dessus des $2 000 par Bitcoin…

Si vous êtes convaincu par les cryptomonnaies, vous pourriez avoir devant vous l’opportunité d’acheter… mais ce ne serait pas surprenant d’avoir d’autres opportunités de ce genre.

En ce moment, le Bitcoin fait la une des journaux… ce qui n’est pas généralement le meilleur moment pour acheter.

Par contre, l’or ne bénéficie pas de cette même publicité… et son cours est repassé sous les 1 120 euros l’once… retombant d’un pic de plus de 1 200 euros l’once en avril.

Bien sûr, nous aurons encore d’autres informations sur ce sujet à venir…

Sincèrement,

Henri Bonner

P.S.: Nos excuses pour la parution tardive du dossier du Dr. Philippe Herlin ce mois-ci… Nous avons décidé de repousser sa date de parution au 1er juin. Vérifiez donc votre boîte mail demain pour vérifier que vous l’avez bien reçu…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *