Monde des Ambitieux…

De retour en Suisse… le soleil vient réveiller les rues de la ville de Lausanne, au bord du Lac Léman.

Des villes de charme et de droiture sillonnent le Lac de frontière…

Ici en Suisse, des villes comme Montreux, Lausanne, et Genève attirent des gens de partout autour du monde — du Moyen-Orient, des États-Unis, de l’Allemagne, l’Italie, ou même la Chine et le Japon…

Le calme et la propreté de ces villes — entre le Lac d’un côté et les crêtes de montagnes de l’autre — attire des touristes et des expatriés…

Dans les restaurants, les touristes profitent de fondus, civets, et raclettes… accompagné de vins d’été…

En termes de “niveau de vie,” la Suisse se classe au sommet du monde… même si ses critiques lui reprochent un manque d’innovation et de dynamisme…

Malgré tous ses atouts — argent, talents, et écoles de qualité — la Suisse souffre de la déflation de sa monnaie: ses taux d’intérêts rasent le plancher… un signe d’excès de capitaux par rapport à la demande…

En bref, malgré l’étendue de ses réserves de capitaux, la Suisse n’a pas les entrepreneurs, les projets, et la croissance pour investir ce capital à profit… et les capitaux restent sur des comptes en banque sans bouger, ou dans des obligations payant une pitance en taux d’intérêts…

Monde à l’Arrêt…

D’après les journaux, les investisseurs s’engouffrent de plus en plus dans des “promesses d’avenir…” donnant leur soutien à n’importe quelle technologie ou innovation pouvant exciter leur imagination.

Des entreprises sans bénéfices arrivent à avoir des valuations de milliards d’euros en raison de leur nombre d’utilisateurs, et de leur croissance…

Dans le domaine de l’innovation et de la technologie, les investisseurs semblent vouloir “aller à fond…” en voyant un potentiel sans limites…

Pourtant, ici en Suisse, les investisseurs — les riches et les entreprises — se gardent de mettre leur argent à risque… préférant le garder sous la main…

Peut-être refusent-ils de croire aux valuations… ou peut-être voient-ils les risques… et préfèrent rester rester sur le ligne de touche pour le moment… avant de rejoindre la partie.

Tout l’argent dans les comptes en banques — dans les assurances-vie, et dans les fonds d’investissement — vient de la valeur du travail de millions de gens sur des décennies, voir des siècles, pour innover, bâtir, avancer, et épargner…

…et, parfois des décennies plus tard, après la création de la richesse, cet argent peut encore s’échanger contre des biens, des services, et des parts dans une entreprise… comme si l’acheteur payait pour son dîner avec sa labeur d’antan.

Tous les retraités, avec leurs épargnes, leurs assurances-vie, et leurs pensions, payent des biens dans le présent avec leur travail d’autrefois…

Toute cette richesse se transmet d’année en année par le biais de deux “outils” pour transmettre la valeur: la détention de biens — comme l’immobilier, ou l’or — et le crédit.

En faisant crédit, le créancier accorde de léguer ses capitaux, dans l’espoir de le retrouver plus tard, à l’heure du remboursement…

Grâce aux biens comme l’or et l’immobilier, et le crédit, la richesse peut se transmettre à travers le temps… et le fruit du travail de millions de vies — dans les épargnes, les assurances-vie, et les pensions de retraite — peut se dépenser dans le présent…

Mon livre, “La France en Faillite: Votre Plan de Survie,” se concernait de la valeur des obligations — du crédit — et l’effet des directives de la BCE, et de la Fed, sur le marché des obligations…

Parce que le crédit représente notre “lien” entre le passé et le présent, un outil pour transmettre la richesse à travers le temps, alors manipuler les taux d’intérêts revient à réduire la valeur de l’un ou de l’autre — le présent ou le passé…

Que faire…?

Quand les taux s’abaissent tant, alors les gens d’aujourd’hui ont moins besoin du capital… moins besoin du passé…

Malgré des années d’épargne, les fonds ne trouvent pas preneur… pas d’utilité… et des masses d’argent restent sur les comptes de la BCE ou de la Banque Nationale Suisse.

Au lieu de conserver la valeur du passé, le présent prend de l’ampleur… Au lieu d’épargner, les jeunes dépensent… louent au lieu d’acheter… et préfèrent s’offrir des voitures et des voyages que d’investir…

Avec des “taux zéros,” le marché incite à dépenser, à prendre des risques, plutôt qu’épargner… mais les retraités et les épargnants ont du mal à s’y faire… et continuent à mettre leur argent en planque… ou dans un compte en banque, plutôt que de le mettre à risque sur un projet, une innovation, ou une start-up.

“L’eau est bonne” affirment les experts, les analystes, et les politiciens… mais le commun des gens n’y croit pas tout à fait…

Des milliardaires de 25 ans se créent à la Silicon Valley… et les génies de Wall Street s’en mettent plein les poches… mais la plupart continuent de douter…

En fin de compte, la richesse ne vient pas avec facilité… mais par travail, par la discipline, par l’effort… alors, que penser des start-ups valant 10 milliards d’euros…? Et des informaticiens de la Silicon Valley circulant en Rolls Royce…?

Tôt ou tard, le présent vit son moment de gloire… mais le passé va bien finir par dire le dernier mot…

Vous pourriez toujours faire fortune dans un fonds d’investissement dans la technologie… ou en pariant sur une innovation dans le solaire ou l’informatique…

…mais ayez peut-être de l’or à côté…

Sincèrement,

Henri Bonner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *