Comment Macron et Hidalgo Facilitent le Pillage…

Les événements prennent leur temps… la levée du jour prend une heur de plus… et le froid ralentit le pas des gens… Les manteaux d’hiver sortent des armoires… et les baignades au lac se raréfient…

Les jours continuent de se succéder… le marché gonfle… Macron délivre des plans de croissance et d’investissement… Anne Hidalgo réfléchit aux réformes sur la ville de Paris.

Sans avoir de voiture, l’idée de se promener, ou de se déplacer à vélo — sans les gaz d’échappement et les bruits des klaxons — ne déplait pas…

Par contre, les projets de renouveau et d’amélioration de la ville de Paris ont la quasi-certitude de finir en désastre ou en échec… et de coûter un bras aux contribuables.

Sans la capacité d’échouer, aucun ne projet ne peut marcher… Le progrès se fait par l’essai et l’erreur… et non par les décisions d’énarques et des polytechniciens…

Les plans de “renouveau” pour Paris — et la plupart des villes — n’ont rien de l’essai et de l’erreur… du progrès par itération…

À la place, ils ont des objectifs… des idéologies… et surtout des milliards d’euros à la clé pour enrichir une minorité à la charge du contribuable… via les contrats pour travaux… les services de boîtes de conseil et d’architecture… et les règlements aux organismes d’État ayant les mains dans le processus…

Les dirigeants — Hidalgo, Macron, et autres — ne peuvent pas changer cette réalité… même s’ils l’acceptaient. Les dirigeants doivent faire en sorte de faire couler l’argent… Ils doivent ouvrir les robinets à fond… Sinon, une révolution se fermenterait parmi les millions de fonctionnaires, d’énarques, de lobbyistes — les créatures de l’État…

Un dirigeant ayant un peu de retenue ou de moralité se verrait sous l’assaut d’une horde de denisons de l’État… et sous les faisceaux de médias essayant de remonter les passions de la foule.

Du coup, la politique représente une course vers le fond. La malhonnêteté et la duplicité servent à atteindre le sommet… Savoir se ranger du côté des puissants prend la place #1 dans l’esprit des participants.

La vertue ne sert qu’à ralentir les ambitions…

La couardise, l’indifférence, le mensonge viennent d’instinct.

Comment Surviennent les Crises…

La finance, l’investissement, le métier de “l’argent” — à Wall Street, Londres, ou La Défense — représente de plus en plus du PIB des pays…

L’industrie de l’émission de bons et d’actions, de l’investissement du patrimoine, et de la vente de dérivées et de produits ne cesse de prendre plus de place…

Selon les lois de l’économie, une industrie grandit en générant de la valeur… mais le métier de la finance ne peut pas avoir d’aspiration à créer de la richesse…

En général, dans l’investissement, personne n’arrive à surpasser la performance de la moyenne… Personne n’arrive à prévoir, à l’avance, comment se comporteront les marchés… et comment se dérouleront les événement à l’avenir.

L’industrie continue à grossir car les actifs grimpent sans cesse en valeur depuis bientôt 40 ans…

Les actions, l’immobilier, les bons — tous les placements, en gros — ont produit des rendements pour le particulier à terme…

Les banques, les boîtes d’investissement, les boîtes de conseil, ou les traders — tous ont bénéficié d’une portion de l’accroissement du prix des actifs, et de l’expansion de la dette au fil des années…

Après tant d’années de croissance, la hausse des prix paraît pouvoir durer à jamais… Janet Yellen, dirigeante de la Fed aux Etats-Unis, a même affirmé ne pas s’attendre à voir de crise de son vivant…

Les génies de la finance se justifient la croissance du secteur, non pas en reconnaissant l’exceptionnel de la situation, mais en parlant de “création de valeur…” d’innovations… et de “stabilité” dans le marché.

Avant la crise de 2008, Wall Street a donné comme cause de la croissance la stabilité du marché de l’immobilier… et la sagesse de la Fed.

Avant l’effondrement de 2000, les médias et financiers parlaient d’internet et de “l’ère de l’informatique.”

À chaque fois, une situation sans pareil a pris un aura de normalité… une explication… même si l’innovation existait avant 1999… et même si les gens achetaient des maisons avant le début des années 2000…

Aujourd’hui, les médias et les financiers trouvent des explications à la situation… pour lui donner un air de naturel, d’immortalité…

Les banques d’État — la Fed, la BCE, et la Banque de Japon — ont enflé une bulle de crédit sans pareil dans l’histoire de l’humanité… ils ont même fait baisser les taux d’intérêt en-dessous des 0%…!

Les commentateurs d’aujourd’hui soutiennent les banques d’État… comme ils soutiennent les efforts vers le “progrès” et le “renouveau” de la ville de Paris…

Ils soutiennent les objectifs… et ils s’offusquent face aux critiques.

Comme la construction d’une Cité HLM, les efforts de la BCE et autres trouvent leur soutien parmi les denisons de l’État et les médias…

Le commun des gens n’a pas son mot à dire… Peu leur importe s’il préférerait laisser les choses s’écouler de leur grès… Peu leur importe s’il aimerait voir sa monnaie gagner en valeur avec le temps — ils n’ont tireraient rien… Promouvoir l’inflation, par contre, leur permet de créer des montagnes de dettes, et imprimer des milliards d’euros.

L’argent sort des banques d’État et se dirige vers les actifs — les bons, les actions, ou l’immobilier… Le commun des gens ne subit pas l’inflation, en principe — mais son coût d’entrée pour participer à une entreprise, ou s’acheter un logement, grimpe…

Son épargne a peu de valeur en-dehors du monde des courses et des factures. Pour les achats de taille — l’immobilier, les actions d’entreprise, ou les bons — les banque d’Etat lui barrent la route, leurs prêts à taux 0 remplaçant son épargne…

En fin de compte, ses actifs et son pouvoir d’achat quittent ses mains pour se retrouver entre ceux d’un banquier, d’un financier, ou d’un créancier — ayant accès au flux de liquidités sortant de la BCE et autres.

Une fois encore, les dirigeants ont fait leur possible pour ouvrir au plus les robinets… et pour faire couler à flots l’argent.

Que faire…?

Le contrôle de l’argent permet à l’État de rediriger la richesse dans une économie —  l’enlever du commun des gens pour le donner à une élite…

Vous pouvez sortir un peu de votre argent du système en ayant de l’or…

Bitcoin pourrait prendre plus d’ampleur aussi comme façon de stocker de la valeur. La Chine a reconnu la menace de la monnaie pour son pouvoir… Comme en 2014, les autorités ont attaqué la crypto-monnaie. Bitcoin fluctue autour des 3.200 euros depuis.

À terme, en fonction des événements, l’avènement des crypto-monnaies pourrait marquer un “tournant” dans la distribution des biens et de la richesse dans l’économie…

Sans la BCE pour rediriger le pouvoir d’achat des individus vers les institutions, les actifs pourraient cesser de monter en valeur… les bons pourraient chuter… et l’immobilier pourrait se bloquer.

Les dirigeants pourraient essayer de bloquer l’utilisation du bitcoin et des cryptos… interdire les entreprises de l’accepter en paiement… et obliger les banques de dénoncer leurs clients utilisant du bitcoin…

Ils ne peuvent pas contrôler bitcoin, mais ils peuvent s’attaquer aux individus.

Pour l’instant, par contre, le jeu de la BCE continue sans changer… et bitcoin ne leur fait pas encore peur.
Sincèrement,

Henri Bonner

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