Départ à Genève…

Une belle vue sur le jet d'eau de Genève

Je suis entré au bureau aujourd’hui… plusieurs de mes collègues ont des problèmes de santé liés au froid. Vous avez peut-être été touché vous-même… en tout cas, nous essayons de nous garder de les suivre…

Bien sûr, nous avons nos propres problèmes… dernièrement, nous dormons — plutôt bien… mais nous manquons tout de même un peu de repos. Nous avons commencé à essayer une solution: faire en sorte d’être plus fatigué.

Pour ce faire, nous essayons de réduire le temps devant l’ordi (ce qui peut, paraît-il, aider à dormir), et nous allons aussi en salle de gym pour faire travailler les muscles… Déjà, nous sentons la différence… mais le sommeil? Pas tout à fait réparé encore. Nous verrons.

Notre ami, Edouard, nous a invité à Genève, ce soir… Un grand homme de presque 2 mètres de haut, Edouard est très proche de notre famille… La doyenne de notre famille, ma grand-mère, l’a quasiment élevé étant jeune. Aujourd’hui, il vit à Genève. Etant antiquaire, son appartement est couvert d’objets anciens et curieux. Rejoindre Edouard pour un week-end est toujours une bonne excuse de quitter Lausanne.

Et parfois, nous y allons tout seul: Genève est une ville intéressante et assez grande, pour la Suisse en tout cas. Beaucoup de choses à voir… malgré un côté légèrement crasseux. À certains endroits, de grands immeubles construits par l’État dans les années 60 et 70 s’imposent laidement au-dessus du Rhône.

Tôt ou tard, ces immeubles seront peut-être rasés… Mais sans doute pas demain.

En attendant, Genève continue à aller de l’avant avec des logements sociaux nouveaux parsemés dans la ville… mais au moins les nouvelles constructions sont un peu plus menu.

Pendant les beaux jours de l’été, le bord du Rhône attire beaucoup de monde… citadins, touristes, et jeunes cherchant l’aventure.

La mode, semble-t-il, est de “se poser” et de mettre sa musique à fond, pour qu’on l’entende le plus loin possible… ce qui agace sensiblement notre ami. Lui préfère observer et écouter les oiseaux, les poissons… (ou parfois les jeunes filles.)

Lorsque nous avons posé pied à Lausanne l’année dernière, notre tête n’y était pas. Nous avions l’impression d’être de passage. Nous venions de vivre trois ans en Californie… et nous avions du mal à nos figurer de revivre en ville… sans plage et sans océan… et sans soleil…

Aujourd’hui, doucement, le soleil revient en Suisse… mais nous comprenons mieux pourquoi la Californie attire, et envoûte, tellement de gens… Vous n’avez plus jamais à vous poser la question: Quel temps va-t-il faire aujourd’hui?

Oui, nous avons dédié ce message aux nouvelles économiques… passons-y dans un instant.

Grands Événements en Approche…

Cette semaine suivante sera une semaine normale, tranquille… mais celle d’après va s’avérer chargée… Nous partons passer une semaine en Normandie, avec certains de nos collègues venant d’autres pays. (Pour rappel, notre réseau d’analystes s’étend dans plus d’une douzaine de pays, dont les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Australie, la Chine, l’Inde, et le Brésil).

Lors de conférences comme celle qui vient, nous avons l’occasion de rencontrer et d’échanger des idées avec beaucoup de personnes… Nous essayons de garder les yeux ouverts… nous demandant ce que pensent les autres.

Cependant, l’activité réelle démarrera à la fin de cette semaine de travail.

Dans les 12 ans pendant lesquelles j’ai vécu en France, je n’ai presque jamais invité d’amis ni gens au “château” que mon père a acheté en 1995. De mon point de vue, le château aurait peu d’intérêt pour les gens qui n’étaient pas de la famille… les gens qui faisaient des soirées, jouaient au tennis, ou faisaient du bateau l’été. Notre château, paumé dans le Poitou et appartenant à des Américains, me semblait comme une marque de fantaisie ou d’excentricité de famille.

En fait, cette vision des choses a sans doute une part de vrai. Mais cela n’empêche pas que j’y accueille environ 20 personnes, dont plus de la moitié je ne connais qu’à peine, pour un véritable événement durant 3 jours. Nous serons des jeunes gens de Grande-Bretagne, d’Australie, des États-Unis, ainsi que des Français.

Bien sûr, cet événement, qui durera trois jours, n’était pas mon idée… et nous n’avons aucune idée de comment il se passera… mais nous regardons la venue de ces jours avec une sorte de curiosité incrédule.

Une dernière note sur mes projets de voyage: J’irai en Irlande pendant 10 jours en juin… et je dois également monter une journée à Bonn auparavant.

Mon collègue a même fini par me confronter:

Tu ne dois tout de même pas aller tout le temps en conférence… Tu es sûr que tu as besoin de faire tous ces voyages?

Euh…

Oui?

Passons aux Choses Importantes…

Votre argent…

En fait, ce qui attire mon attention aujourd’hui est la nouvelle suivante:

La Banque Centrale Européenne est désormais la plus grande banque centrale du monde, rapportent Les Échos. Ses actifs sont de 4 157 milliards d’euros, ce qui la place devant la Réserve fédérale (4 113 milliards d’euros) et la Banque du Japon (4 110 milliards d’euros).

Comment en est-il arrivé là?

La BCE, en plus de faire des emprunts à taux 0 aux grandes banques, s’est mis à racheter les obligations publiques et privées en zone euro, maintenant au rythme de 80 milliard d’euros par mois.

Où trouve-t-il tout cet argent?

Voilà ce qui est inquiétant: La BCE l’invente. En quelques touches et clics de boutons, la BCE fait surgir des milliards d’euros qu’elle injecte dans l’économie. Tout cela devrait créer de l’inflation. Pourquoi alors l’inflation n’est-il pas plus élevé?

D’abord, parce que la BCE retire en même temps de circulation des dettes publiques, et ces dettes sont utilisées comme l’équivalent du liquide par les banques. Donc la BCE crée une forme d’argent d’un côté, et en retire de l’autre, et l’effet net est ralenti, pour l’instant.

Par contre, à terme, la BCE permet aux gouvernements de créer bien plus de dettes (4 000 milliards d’euros en zone euro depuis 2008). Au total, la dette et les actifs de la BCE grimpent. À terme, cela devrait faire grimper l’inflation.

Deuxièmement, les actions en bourse grimpent, ce qui absorbe l’inflation. Les investisseurs mettent leurs fonds dans les actions au lieu de les dépenser. Et les entreprises utilisent ces fonds pour racheter leurs propres actions au lieu d’augmenter les salaires ou de le dépenser pour financer des projets.

Le résultat: L’inflation reste faible, mais les actions en bourse grimpent. Ci-dessous le graphe du CAC40 au cours des 5 dernières années:

Au Japon et aux États-Unis, le schéma est encore plus extrême… et bien sûr, les “riches,” qui détiennent la plupart des actions en bourse, en profitent beaucoup plus que la majorité des gens.

Du coup, les pouvoirs publics disent vouloir “redistribuer cette richesse…” en proposant plus d’impôts. Par contre, arrêter ces programmes qui sont à l’origine des actions en hausse? Pas question.

Que faire…?

Tous les scénarios sont possibles… donc, si je vous conseille d’avoir de l’or pour votre sécurité, je vous aura vraiment fait un tort si l’or baisse de 50% et les actions explosent.

Essayons d’aller plus dans le concret…

Si vous investissez votre argent dans une grande boîte, comme Coca-Cola, ou Total, ou Bouygues Télécom, vous aurez peut-être peu de chances de perdre tout votre argent d’un coup… Dans le domaine des services au consommateur, les grandes entreprises établies ont généralement un place stable dans le marché qu’ils ne perdront pas tout de suite.

Bien sûr, si “tout fout le camp,” alors même ces types d’entreprises vont dégringoler.

Mais, si vous pensez que la situation actuelle va durer quelques temps, ces types d’entreprises peuvent vous donner un peu de sûreté, si vous en possédez quelques uns.

Bien sûr, ce qui nous intéresse le plus ici sont les opportunités qui ne vont pas seulement conserver leur valeur… mais potentiellement doubler ou tripler, ou plus… (plus d’infos sur ce type d’opportunité dans un message à suivre…)

Sincèrement,

Henri Bonner

P.S.: Cédric Villani… un mathématicien-auteur… se lancera dans la politique du côté de “en Marche!”

Nous sommes souvent “trahis” par les scientifiques et les matheux…

Pour une raison que j’ignore… ils se rangent toujours du côté des pouvoirs publics…

En fait… cela n’a peut-être rien de vraiment surprenant… ils travaillent presque tous, directement ou non, pour l’État…

Donc, évidemment, ils vont soutenir leurs intérêts…

Dommage, tout de même.

Cela nous rappelera d’avoir l’oeil un peu plus détaché à l’avenir…

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