Comment Bolloré Se Sépare du Lot

Du calme à nouveau dans les nouvelles…

Corée du Nord… statues… Trump… terrorisme…

Pour l’instant, les médias respirent un coup… Tout le monde regarde vers le ciel.

Aux États-Unis, l’éclipse de lundi va absorber l’attention des gens…

Steve Mnuchin, ministre du Trésor des États-Unis, a défendu Trump dans une réponse à ses camarades de classe de Yale University… notant que Trump, malgré les affirmations des médias, ne soutient pas les néo-nazies et autres…

Du côté du marché-actions, pas de changement: le CAC 40 demeure vers les 5.080 points depuis jeudi…

Des Hauts et des Bas…

Les fortunes du groupe Sequoia Fund illustre les revers de fortunes dans les marchés…

En fin de compte, presque personne ne réussit à prédire, en avance, l’avenir des marchés… sans avoir beaucoup de chance.

Du coup, essayer de choisir des entreprises — une par une — en espérant dépasser la performance du marché, ne fonctionne en général pas.

En moyenne, les fonds d’investissements ne battent pas le marché. Si le marché grimpe de 3%, alors la plupart des fonds auront des retours entre 1% et 5%… certains auront plus de la chance. D’autres connaîtront l’échec.

Tout pour tout, aucun groupe de gens — énarques, polytechniciens, amateurs, ou néophytes — n’a l’avantage, en termes de résultats.

Certains, comme Warren Buffett, Carl Icahn, ou Vincent Bolloré, se font des fortunes dans “l’investissement.” Par contre, aucun d’entre eux ne se contente d’acheter des actions en bourse pour faire fortune.

Buffett, dans les années 80, a compris l’avantage d’investir par le biais d’une compagnie d’assurance. Carl Icahn tire son succès de ses acquisitions d’entreprises en difficulté, puis de ses opérations pour améliorer leurs finances, en se débarrassant de leur dette. Vincent Bolloré, lui, a utilisé sa boîte d’investissements pour s’emparer du contrôle de groupes comme Bouygues et Canal +, puis de les obliger à “rationaliser” leurs dépenses.

Aucun n’a l’arrogance d’essayer de “battre le marché” en choisissant les “gagnants.”

Sequoia Funds, un groupe d’investissements à New York, avait semblé défier les fortunes du marché… en investissant avec succès dans une poignée d’actions en bourse… permettant au groupe d’avoir 7 milliards d’euros de fonds sous administration en 2015.

Néanmoins, ses fortunes ont changé.

En juste 2 ans, Sequoia a perdu la moitié de ses fonds sous administration… en raison d’une “erreur” dans le choix d’un de ses placements…

Selon le Washington Post:

“Les génies de la finance de Sequoia Fund, travaillant dans des bureaux surplombant New York, se distinguent du reste de la ville…

“Pourtant, Sequoia, après 48 ans d’existence, l’appui du milliardaire Warren Buffett, et ayant généré des gains de taille pour ses clients — des fonds de retraite, des pensions, des Universités, et des particuliers — grâce à ses placements dans la bourse, doit maintenant faire un retour sur sa stratégie, pour essayer de garantir sa survie.

“Une erreur de taille sur l’un de ses placements, Valeant Pharmaceuticals International, a coûté des milliards à Sequoia Fund, et a remis en cause la réputation de la boîte.”

Sequoia, comme nombre de boîtes d’investissements, a souffert du revers de fortune dans le marché…

Presque personne n’arrive à battre les retours de la moyenne… En tout cas, pas pour longtemps.

Du coup, nombre d’investisseurs se tournent vers les “indexes,” des collections d’actions en bourse représentant tout un marché, ou tout un secteur, sans chercher à identifier les “gagnants.”

Que faire…?

En “diversifiant” leurs actifs, les investisseurs espèrent se protéger des revers de fortune… En répartissant un patrimoine sur des centains d’actions, l’effet de la chance se réduit…

Par contre, en fin de compte, la diversification ne règle pas tout à fait le problème… parce que rien n’empêche aux actions de baisser tous en même temps… comme dans les années 1930… ou les années 1970…

Avoir des obligations peut servir de protection, si jamais le marché des obligations se maintient alors que les actions baissent… mais les obligations peuvent baisser en même temps que les actions…

En fin de compte, l’or peut aussi servir de sécurité… parce qu’il ne tire pas sa valeur d’une entreprise ni d’une banque…

En cas de crise de taille, l’or peut baisser aussi… tout comme le bitcoin… l’immobilier… les actions… et les créances…

En fin de compte, aucune stratégie ne permet de se défendre à 100%… mais à travers l’histoire, avoir une peu d’or a toujours permis à certains d’éviter la ruine.

Sincèrement,

Henri Bonner

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