Banques « Sous Pression »

Nous évoquions cette semaine notre retour en Suisse… nous sommes de retour à Lausanne… nous reprenons la route pour Baltimore dans quelques jours.

Comme nous l’expliquions hier, nous avons connu quelques jours bien remplis… et ensoleillés…

Nous avons renoué avec la campagne… les champs… le ciel et les étoiles…

Banques sous pression…

 

Nous recevons aujourd’hui cette missive issue par l’AOF: Les banques sont en train de souffrir dans la bourse.

Pourquoi?

À Wall Street, les banques font moins de revenus en “activités de marché…”

Ici en France, les principales banques BNP Paribas et Crédit Agricole tirent leur seule croissance de ces derniers mois de ces “activités de marché…”

Ces “activités” sont des services pour les investisseurs ou les entreprises… comme fournir des assurances ou vendre leurs dettes… ou les aider à effectuer des rachats d’entreprises concurrentes.

Voilà ce qu’en disent les nouvelles:

Les valeurs bancaires françaises débutent la séance sous pression… BNP Paribas [perd] 0,78%… Crédit Agricole 1,36%… et Société Générale 0,21%…

JPMorgan a ainsi indiqué que ses activités de marché avaient reculé d’environ 15% au cours des deux premiers mois du deuxième trimestre.

Pour sa part, Bank of America a annoncé un repli de 10% à 12% de ses activités de courtage.

…le Directeur général de Morgan Stanley, James Gorman, a indiqué que sa société enregistrait un recul de ses activités de trading similaire à celui de ses concurrentes.

Voyant le déclin des activités de marché aux États-Unis, les investisseurs dans les boîtes françaises ont pris peur…

Sans leurs activités de marchés, nos banques pourraient se retrouver “sous pression.”

Nous ne sommes pas surpris de ce recul…

Durant le mois de mai, les marchés-actions n’ont pas progressé… Sur les 30 derniers jours, le CAC 40 a grimpé de seulement 0,29%.

En d’autres termes, nos marchés n’ont pas bougé… nous sommes dans des eaux calmes… sans action.

Comme nous le répétons souvent, nous avons le sentiment de nous trouver dans le “calme avant la tempête…”

Aujourd’hui, le CAC 40 a tout de même progressé de 0,6% malgré ces nouvelles…

Dégâts sur le pétrole…

 

Selon un sondage récent par Reuters, les spéculateurs dans le pétrole continuent d’anticiper une baisse des prix…

Pour rappel le prix du pétrole a vastement augmenté pendant 15 ans… passant de moins de $17 le baril en 1998 à plus de $105 le baril en 2014…

Selon la plupart des experts sur les prix de l’énergie à l’époque, le prix du baril allait continuer à augmenter: la production devait baisser, et la demande exploser.

Nous voyons maintenant que tous ces experts s’étaient trompés…

Grâce aux prix plus élevés, les producteurs pétroliers ont commencé à investir fortement pour extraire de nouvelles sources de pétrole…

Aux États-Unis, certains producteurs ont commencé à exploiter le “fracking,” produisant un rebond de la production américaine…

Pendant ce temps, les pays du Moyen-Orient ont développé leurs puits et leurs transports pour augmenter leur production…

En même temps, certains des plus grands producteurs ont augmenté leur production dans le Golfe du Mexique et la Mer du Nord.

Contre toutes attentes, la production de pétrole a grimpé… passant de 65 millions de barils par jour en 1999… à plus de 75 millions de barils en 2014…

Que s’est-il passé ensuite?

Avec toute cette nouvelle production, nous étions en surplus…!

Nous avions tellement de pétrole que des tankers, remplis de pétrole, restaient dans les ports américains sans avoir de destination pour leur cargaison.

Regardez l’effet sur le prix du pétrole (graphique de Bloomberg) ci-dessous.

Aujourd’hui (1er juin), le secteur pétrolier essaye encore de s’en remettre… mais les producteurs ont reçu de mauvaises nouvelles aujourd’hui: la production au Moyen-Orient recommence à grimper.

Reuters:

Les contrats futurs sur le pétrole ont baissé de 3% mercredi pour atteindre leur point le plus faible en trois semaines… La production en Libye a aidé la production des pays de l’OPEP a grimper en mai — la première fois qu’elle augmente cette année.

Selon Carsten Fritsch, un analyste des matières premières chez Commerzbank interrogé par Reuters, “Le sentiment est très mauvais et le sondage d’hier réalisé par Reuters sur la production de l’OPEP en mai a encouragé les pessimistes… remettant en cause le retour à l’équilibre espéré par les marchés.”

Que faire…?

 

Acheter l’indice du pétrole?

Même si le sentiment reste très pessimiste… ce qui peut indiquer une opportunité d’acheter… nous pensons que les prix resteront faibles encore quelques temps…

Pourquoi?

Avant 2000, presque tout notre pétrole venait des puits “conventionnels…”

En d’autres termes, vous creusiez un puits… vous injectiez de l’eau… et vous récupériez le pétrole…

Ces types de puits sont lents à construire… et demandent des années d’exploration et d’investissement.

En ce moment, lorsque vous exploitez par “fracture hydraulique,” vous pouvez produire du pétrole en quelques semaines… vous attendez seulement des prix plus élevés pour mettre les machines en route.

Pour cette raison, nous devrions continuer à connaître des prix inférieurs à ceux de 2008 et 2014 (lorsque le pétrole se vendait à plus de $100 le baril, contre moins de $50 aujourd’hui).

Certains de nos collègues sont convaincus que l’ère du pétrole frôle la mort…

Selon eux, d’autres sources d’énergies… comme les panneaux solaires ou l’hydrogène… pourraient remplacer le pétrole pour les voitures…

Ici, nous n’annonçons pas la fin du pétrole… Nous pensons que le pétrole jouera un rôle important dans les temps à venir.

Par contre, nous n’attendons pas non plus de rebond tout de suite.

À suivre…

Sincèrement,

Henri Bonner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *