Attention à Cette Main Qui Se Trouve Dans Votre Poche

Nous sommes descendus dans la rue hier… après quelques jours de mauvais temps, les rues étaient pleines… le soleil brillait fortement, éclairant jusqu’à tard le soir… Selon les infos, nous sommes repartis pour le froid et la pluie dans les prochains jours, alors nous profitons pour le moment…

Bien sûr, nous sommes presque toujours sur le bord d’un changement quelconque… rien ne continue tous les jours pareil… les arbres ne poussent pas au ciel… et tout ce que nous connaissons finit un jour ou l’autre par céder place.

Vous êtes bien obligé d’apprécier la période, les circonstances qui vous entourent… tant qu’ils durent… Ou, du moins, remarquez-les…

Vous ne savez peut-être pas quels détails anodins prendront une importance avec le temps… ou quels sujets vous préoccupent qui vous sembleront insignifiants dans l’avenir…

Nous lisons dans les journaux que les marchés français et américains partent légèrement en baisse aujourd’hui…

Un repli anodin? Ou quelque chose de plus sérieux?

Selon Boursorama, la bourse de Paris a perdu presque 0,6% pendant la nuit… parce que les investisseurs ont besoin de rassurance, mais ne reçoivent pas les “bonnes nouvelles” qu’ils espèrent.

Sans nouvelles positives, les marchés reprennent leur souffle… et deviennent plus pensifs…

Du côté des États-Unis, nous voyons un repli du même ordre… le Dow Jones a perdu 0,48% depuis hier (le 16 mai), et le S&P 500 a perdu 0,55%.

Pourquoi le repli?

Selon Marketwatch, les investisseurs ont commencé à se replier après la publication d’un rapport par le New York Times selon lequel Donald Trump aurait essayé d’influencer le FBI pour défendre l’un des membres de son gouvernement, Michael Flynn (ce-dernier a depuis démissionné pour suspicion d’avoir dévoilé des secrets d’État aux Russes)…

Est-ce que les marchés s’inquiètent des “secrets d’État?”

Pas vraiment… mais, selon certains analystes, Donald Trump pourrait être forcé de se résigner… ce qui entraînerait de nouvelles incertitudes, principalement sur les impôts et la réglementation des entreprises (les marchés pensaient que Trump réduirait ces charges)…

Selon Naeem Aslam, un analyste chez Think Markets cité par Marketwatch:

“Les marchés sont inquiets de la possibilité d’un résignation forcée [du président], un scénario évalué à plus de 50% de probabilité depuis la publication de l’article du New York Times. Dans un tel cas de figure, nous pourrions dire au revoir aux gains que nous avons connu depuis l’élection de Trump.”

Et ici en France?

De notre côté de l’océan, pas grande réaction à l’élection de Macron… Peut-être que les marchés ne croient pas que son programme de “simplifier le Code du Travail” ou de “réduire les charges” verra réellement le jour… et ils ont probablement raison.

Merci Greenpeace…

Notre livre, “La France en Faillite: Votre Plan de Survie,” contient beaucoup de passages critiques sur “l’énergie renouvelable” et le “développement durable…”

Nous pensons par ailleurs que la plupart des projets éoliens et solaires vont tomber à la ruine dans les 10 prochaines années…

Mais nous sommes bien obligé de l’admettre…

Greenpeace, l’un des plus grands groupes écologiques du monde, a parfaitement raison.

Dernièrement, afin de bloquer la construction d’une nouvelle centrale nucléaire en Angleterre, le groupe a porté plainte auprès de Bruxelles sur l’aide d’État que le gouvernement donne à EDF…

EDF continue à construire et à alimenter des douzaines de réacteurs nucléaires en France (et bientôt au Royaume-Uni) malgré des résultats financiers aberrants d’année en année…

Comment parvient-il à trouver des fonds pour ses projets, qui coûtent des milliards d’euros?

Principalement de vous.

Lorsque EDF a réalisé une levée de fonds en mars 2017 de 4 milliards d’euros (une petite goutte par rapport à ses besoins immenses en capitaux), l’État français a fourni 75% des ces fonds… en acceptant par ailleurs de renoncer aux dividendes en liquide sur ces actions. Au total, votre aide à EDF atteint environ 6,8 milliards d’euros pour cette transaction.

Pourquoi EDF, qui est cotée en bourse, ne va-t-elle pas chercher les fonds dans les marchés, comme toute autre entreprise?

Parce que les actionnaires privés quittent déjà le navire depuis longue date… Votre “subvention” forcée d’EDF est la seule chose qui la garde encore à flot.

Regardez: Sous la tutelle de l’État, EDF a perdu 70,5% de sa valeur depuis son introduction en bourse.

Étant donné que 84% de ses actions appartiennent au public, cela représente une perte d’environ 61,4 milliards d’euros pour les contribuables.

Et Greenpeace met vraiment le doigt sur ce qui est le plus grave… expliquant sur leur site web que:

“EDF et son PDG Jean-Bernard Lévy sous-estiment les coûts relatifs au démantèlement des centrales et au traitement des déchets : une petit oubli de 50 milliards d’euros. Ces coûts doivent, selon la loi, être provisionnés correctement dans les comptes d’EDF. Cette irrégularité vise à dissimuler une situation de faillite de l’entreprise. EDF n’a pas les moyens de ses ambitions non plus : l’entreprise ne dispose en aucun cas des 165 milliards d’euros nécessaires aux investissements qu’elle s’est engagée à réaliser au cours des dix prochaines années.”

Bref, notre programme nucléaire est un désastre ignoré de la plupart des gens… Notre gouvernement s’est engagé sur cette voie dans les années 50 et 60… et nous voyons enfin ce qu’est vraiment ce programme:

Un trou financier béant dans lequel l’État jette discrètement votre argent.

Merci Greenpeace…

Que faire…?

Nous n’avons la plupart du temps aucune idée de si les actions vont monter ou baisser…

Mais nous parlons là des entreprises privées… qui peuvent toujours trouver une nouvelle innovation ou une nouvelle stratégie… quelque chose pour changer le cap.

Pour une entreprise comme EDF, par contre, le chemin est clair… Plus de dettes… plus de subventions… plus de coûts… et moins de valeur.

Si vous achetez une entreprise comme EDF, vous n’avez aucun chance d’être “gagnant” à terme…

De même lorsque vous achetez des parts d’entreprises nationales comme Rosneft (en Russie) ou Petrobras (au Brésil).

Ces types de groupes sont prédestinés au désastre…

Bien sûr, EDF n’est pas forcément un “mauvais investissement.” Regardez sa dividende: 13%!

Vous achetez une action coûtant $16,60 et votre dividende annuelle est de $2,16.

Si cette dividende continue, vous serez remboursé de l’achat de vos actions en moins de 8 ans!

Pour comparer, sur le CAC 40, le temps de remboursement moyen est de plus de 23 ans.

Les dividendes sont la seule raison pour laquelle certains actionnaires continuent à garder EDF dans leurs actifs.

Par contre, vous devez comprendre quelque chose sur EDF et autres…

Ces dividendes ne peuvent être payées que parce que l’État garantit les comptes d’EDF avec l’argent des contribuables…

Vous n’êtes pas en train de parier sur une entreprise… vous êtes en train de parier sur un choix  politique… ce qui peut s’avérer risqué.

Bien sûr, vous pouvez acheter les groupes comme EDF pour leurs dividends… mais comprenez ce que vous achetez: une sorte d’obligation indirecte de l’État… qu’ils peuvent toujours décider de ne plus payer.

Et bien sûr, en situation de crise, cesser les paiements aux actionnaires d’EDF serait sans doute une mesure envisageable.

Bref: Oui, les entreprises nationales comme EDF sont “bon marché…”

Mais ce sont des bombes à retardement. Tôt ou tard, vous y perdrez votre argent.

Lorsque EDF est d’abord entré en bourse, en 2005, les marchés pensaient qu’ils participaient à la “grande libéralisation” des actifs des États…

Petrobras venait d’être coté au Brésil, ainsi que Gaz De France, et de nombreux autres groupes étatiques autour du monde.

Du coup, les marchés ont accepté les comptes financiers aberrants et le manque de transparence…

Mais après quelques années, ils ont fini par comprendre: EDF et autres n’étaient pas de “vraies entreprises…”

Les États ont fait semblant de jouer le jeu des marchés… de la compétition saine… et de la responsabilité envers les actionnaires…

Mais en fin de compte, tout cela n’était qu’un plaisanterie… Derrière les rideaux, l’État continuait à tirer les ficelles… et à mettre les mains dans les poches des contribuables.

Sincèrement,

Henri Bonner

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