À Travers l’Histoire, Tuer l’Inconnu Permettait de Survivre

Le temps passe sans faire d’effort… mais le travail et l’activité requièrent de l’effort… Ils requièrent de se battre contre “l’entropie,” la tendance du savoir à se perdre, la richesse de se dissoudre, les toitures d’aller à l’abandon, et les projets de tomber à l’eau…

L’homme essaye d’améliorer ses conditions de vie en se battant contre l’entropie… Il construit en pierre pour éviter d’avoir à monter ou démonter une hutte ou une tente… Il entretient des champs et des animaux de ferme pour sécuriser son alimentation…

La Nature, par bonté de coeur, lui donne nombre d’outils pour l’aider… la pierre, le feu, les saisons, le bois, les sources d’eau, les poissons de la mer, les grains de blé, de riz, ou de maïs…

Il a juste à les mettre en application afin d’améliorer sa façon de vivre…

La Nature donne… mais elle peut aussi enlever.

La maladie et la famine guettent l’homme au tournant depuis Adam et Ève…

Cependant, les supplices de la Nature ont au moins une simplicité… L’homme peut se protéger, et s’y préparer… Il peut construire sa maison sur des pilots pour échapper aux inondations. Il peut “diversifier” ses cultures pour mitiger les parasites. Il peut s’isoler contre le chaud ou le froid. Il peut faire bouillir l’eau pour tuer les bactéries… ou se mettre un plâtre pour guérir une blessure.

Ces efforts provoquent peu de controverse… Personne ne défend les droits des bactéries à infecter les hôtes… ni des ouragans à balayer les maisons de leurs socles.

Les civilisations naissent et s’épanouissent grâce aux améliorations à la technologie… et à la gestion des ressources. Ils permettent de nourrir et de faire vivre plus de monde… et de se protéger contre les intempéries et les coups de coeur de la Nature…

L’homme est un loup pour l’homme”

 L’homme veut assurer sa survie… mais aussi promouvoir la persistance de sa progéniture… la continuation de son clan et de sa famille…

Depuis ses débuts, l’homme doit aussi affronter une réalité… Il veut peut-être assurer sa survie et la continuation de ses gènes… mais il doit “partager” des ressources avec d’autres.

Partout, des tribus et des clans se dressent… chacun veut faire perdurer sa lignée et son sang…

Parfois, les clans peuvent s’entraider, et faire du commerce — des échanges…

Cependant, les hommes voient les ressources des autres — ses femmes, ses biens, ses terres et ses champs — et il n’aime pas l’idée de se faire dépasser… Il connaît d’instinct le danger de se laisser surpasser en force, ou en nombre…

À travers les années, les hommes ont développé des réponses, des instincts, afin de juger sur le moment… afin de choisir la confiance — les échanges et la coopération — ou la méfiance.

Un manque de calcul ou de perspicacité… mal-interpréter des signes ou des gestes… ou ignorer des signes de danger chez l’autre peuvent se terminer en anéantissement… en mort.

Avec le filtrage à travers les siècles… des tribus ont vu le jour, pour disparaître de la surface du globe après des générations… Ils ont peut-être sous-estimé le danger d’une invasion… ou manqué de forces pour se défendre… ou refusé de voir un danger… jusqu’à se retrouver avec un couteau dans la gorge… et ses femmes entre les mains des ravisseurs.

Pour nombre de millénaires, l’agression par défaut envers l’inconnu a donné le plus de chances de survie pour la tribu et à l’individu…

Si l’individu ou le groupe ne reconnaissait pas à temps une menace, ils pouvaient vite trouver leur mort… Exterminer par avance l’ennemi, ou l’inconnu, réglait la situation, éliminant les chances de “se tromper.”

À l’intérieur des groupes, les gens avaient des moyens de prouver leur loyauté… leur place dans la tribu… montrer leur désir de faire perdurer le groupe, aux dépens des rivaux…

À travers l’histoire, la loyauté envers le groupe a sans doute dépassé en importance la gentillesse, l’intelligence, la sympathie, ou la créativité…

Après tout, le groupe doit en premier assurer sa survie… Sans pouvoir la défendre, l’homme ne peut pas accumuler de richesse… S’investir dans les maths, la philo, ou la poésie n’a pas d’intérêt si la tribu n’a pas d’avenir…

L’agression et la loyauté au groupe apparaissent chez nombre de primates… et l’homme l’a conservé et développé…

Nombre d’humains ont existé à travers l’histoire… mais la plupart des “branches” de familles ont disparu.

Les survivants ont su former des groupes afin de se nourrir et se procréer… et aussi pour attaquer ou se défendre contre des ennemis…

Ces comportements font partie de l’ADN de l’homme depuis le début… La proximité mène au conflit… Selon les archéologues, nombre de groupes d’humains ont quitté le “berceau” de l’Humanité, autour de l’Ethiopie (selon les chercheurs de nos jours en tous cas) après l’avènement de l’homme.

D’après les tests de généalogie sur les gens de nos jours, ces groupes n’ont pas réussi à aller loin.

Ils n’ont pas réussi à survivre aux conflits avec les néandertaliens et autres. Ils n’ont pas réussi à s’adapter aux conditions du climat en Eurasie…

Ils n’ont pas de descendants de nos jours.

Pendant environ 50,000 ans, aucun groupe n’aurait réussi à survivre en-dehors de l’Afrique.

Cependant, autour de 75,000 ans avant aujourd’hui, une poignée de groupes auraient réussi à sortir…

En peu de temps, la totalité des compétiteurs de l’homme parmi les humanoïdes de la planète — néandertaliens, hommo erectus, ou autres — ont disparu…

Personne ne sait… mais l’agression et la cohésion du groupe — avec peut-être une maîtrise du feu et des armes en pierre — pourraient expliquer comment ils ont enfin réussi à s’étendre, en exterminant tout sur leur passage.

Après des millénaires, la réalité n’a pas changé… L’homme doit savoir se méfier — un excès de confiance peut lui coûter sa vie… Il garde toujours dans son fond le recours à la violence et à la destruction… comme le “souvenir” dans ses gènes des conflits à travers les millénaires.

La prospérité et la richesse entraînent aussi les forces de la destruction

Plus une société accumule de biens et de richesse, plus la tentation de s’en emparer par la force et la violence grimpe…

Le commerce et l’échange peuvent créer la richesse… mais ne font pas de garanties…

Rien ne vaut la capacité de mettre la main sur un bien, sans avoir à le payer ni à marchander.

La supériorité de forces donne la capacité de surmonter les résistances d’autrui.

En plus, le perdant ne peut pas faire de réplique… Les arguments et les discours n’ont pas leur place… L’ennemi n’a pas non plus son “mot à dire” en voyant son camp en feu et le sang couler parmi ses compères.

Du coup, la coopération, les échanges, mènent un jour ou l’autre à la prédation… Un groupe réussit à former une force, un contingent, afin de profiter des efforts — du travail — des autres sans besoin de respecter les règles de l’échange et du commerce…

Ce groupe commence à confisquer, à redistribuer, à taxer, et à imposer… Il s’emparent des biens de millions pour les redistribuer à leurs partisans et complices…

Ils manipulent la monnaie pour siphonner les épargnes d’une société… et ils imposent des milliers de règles et de contrôles sur l’industrie — sur le travail, la rémunération, la vente, ou les paiements –, renforçant leur contrôle, en promettant toujours plus à leurs supporteurs…

Parfois le groupe en question n’en fait pas assez pour “tuer” l’économie… Ils vivent à ses dépens sans l’achever…

À l’inverse, parfois, la situation se termine en catastrophe ou en famine…

Aujourd’hui, les autorités — autour du monde — contrôlent l’argent, et l’utilisent pour siphonner les épargnes et la productivité du commun des gens…

Ils s’arrêteront peut-être à temps… ou pas…

Que faire…?

Avoir de l’or permet de sortir son argent des banques… mais l’État peut s’y opposer.

Les États-Unis ont interdit aux citoyens d’avoir de l’or pendant la Dépression des années 30.

Ils voulaient empêcher les gens de se défendre contre la manipulation de la monnaie…

Rien n’empêche aux autorités d’interdire l’or à nouveau, ici en France…

Certains recommandent du coup d’avoir de l’or à l’étranger… avec un service permettant de garder son or à Hong Kong ou au Québec…

D’autres vont encore plus loin… Ils recommandent d’avoir un “lieu de repli” à la campagne… ou de stocker des biens de base… vous permettant de survivre sans accès à vos épargnes… et si l’État interdit l’or.

À suivre…

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